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418 et haute couture.

Toutes les raisons sont bonnes afin que je trouve une occasion pour partir en road trip avec mes copines. Après les collections Jean-Paul Gaultier et Liberty of London for Target qui m’ont emmené directement chez nos voisins du sud, voilà que la haute couture m’a fait conduire jusque dans le 418. J’adore la ville de Québec, j’étais donc ravie !

Tout d’abord, un mot sur le Musée national des beaux-arts du Québec: splendide !

Maintenant, voici ce qui m’intéressait vraiment, l’exposition Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or. Une exposition du Victoria et Albert Museum de Londres que le MNBAQ accueille, jusqu’au 25 avril prochain.

L’exposition est tout à fait magnifique. Je dois dire que je suis tout d’abord tombée sous le charme des tonnes et des tonnes de dentelle, de paillettes, de plumes, de broderies, de soie et autres tissus luxueux qui ont servis à la fabrication de ces pièces qui tiennent plus de l’art que du vêtement. Mais après avoir pris sur moi et fait le deuil de mon désir de vivre à une époque révolue où je pourrais enfiler des tailleurs le jour et des robes cocktail le soir, la nerd en moi a aussi beaucoup apprécié l’aspect plus terre à terre de l’exposition: l’explication du contexte historique, de la réalité des artisans et aussi de l’apport incommensurable des photographes, comme Richard Avedon, Cecil Beaton et Irving Penn, à qui l’on doit en grande partie la diffusion au grand public des merveilles de la haute couture.

Photo de Richard Avedon, Harper’s Bazaar, Septembre 1954.

Cafe in Lima, photo d’Irving Penn, Vogue, Février 1949.

D’ailleurs, un must: l’audio guide, qui en plus de donner une foule de détails intéressants, donne un look d’enfer: écouteurs circa 1987 branchés à un appareil qui ressemble à un téléphone cellulaire tout droit sorti de Miami Vice, what’s not to like ?

Mais, prenez surtout le temps d’écouter les commentaires des femmes, qui un peu comme le titre de l’exposition l’indique, font partie de ce qu’on appelle l’âge d’or. C’est que ces femmes, en visitant l’exposition, semblent revisiter une époque qui leur est chère. Ces femmes, qui ont eu la chance de vivre leur jeunesse à cette époque et qui reconnaissent ici un veston dans le style de celui que leur soeur Diane avait confectionné en 1954, ou encore un chapeau là-bas, qui ressemble beaucoup à celui qu’elles ont porté lors de leur voyage de noces, vous donneront sans doute envie de les inviter à prendre un thé au petit café du Musée et de parler pendant quelques heures de cette époque où l’élégance était chose du quotidien.

Le magazine Elle a bien résumé le sentiment qui nous envahit lorsque l’on scrute une à une les pièces de l’expo: « une époque où l’élégance tenait de l’art ».

Petit message à nos amis un tantinet exubérants des annonces de Reitmans: vous me faites bien rire, et ce, à chaque fois, mais je suis par contre en désaccord avec vous: Haute Couture: 1 – Reitmans: 0.

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